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Chrysalide

Sep 20, 2025
2 min read

By Rasha Hussein


Ma chrysalide si solide,Emprisonnée par le temps, par le vide,Partenaire de mon espoir avide,Complice de mon sapin livide.


Malade d'un travail malhabile,Mon message aux médecins s'oxyde.Ce cycle sans fin infertileAux pensées nouvelles, si timides.


Sortir de ma chrysalide splendide,Témoignant l'équilibre insipideQu'est devenue ma vie apatrideDe joie, de haine et de suicide.


Il m'est drôle de l'écrire si limpideAlors que mes mots follement invalidesS'arrachent leur propre carotideÀ tenter d'inventer des excuses stupides.


« Je vais bien, je suis bien !J'aime ces manies de comédien.Je tiens compte de leur soutien,J'en ai même un trop-plein ! »


M'est-il juste d'assumerMe tordre le cou pour chercherLe doute qui laisse en fuméeCes lettres écrites par un perché ?


Le temps des fêtes tant alluméEst une aveuglante ombre dans mon foyerSans personne pour aspirer, pour humerMa feuille de gîte brutalement broyée…


Les strophes manquent, il me faut trouverUne solution à cette pauvretéD'être, d'âme tant couvéePar ma réalité fissurée de beauté.


La solitude ne fait que noyerMon goût des fêtes toutes voyagées.Les enfants, les parents, tous vouvoyésPar mes hontes et mes départs saccagés


« J'ai un partenaire, il va bien.Je trouve qu'il n'est pas bon comédien,Je détiens donc beaucoup de soutien,J'en ai même un trop-plein ! »


Ils veulent tant mon mari,Plus même que moi ou ma vie.Ils veulent de petits enfants, quelles âneries !Et personne n'écoute mon avis…


Mon temps serait maintenant vieilli,L'autobus serait passé et parti,Mon sapin serait devenu un treillis,Le mariage serait la solution assortie.


Personne ne remarquerait ma modestieQuant aux mensonges qui sont servisEt ses enfants assujettisS'envoleront comme moi, sans préavis


Des papillons en voyage, en synergie,Tous voguant vers cette même allergieDont nul médecin connaît l'algie,Elle s'appelle la nostalgie.


« Je suis si seule que j'en ai mal,J'en deviens l'un des spectateurs.J'asphyxie dans cette détresse mentale,Je n'ai qu'un rien dévastateur. »


Le mariage me sauvera-t-ilDes dards d'abeilles infantilesTraversant ma peau si subtileQui cache mes funérailles versatiles ?


Regardant ma propre vie défilanteDevant mon sapin aux couleurs ruisselantesCachée dans ma chrysalide insolente si étancheNe laissant paraître que les ombres d'une nuit blanche.


Enfermée dans le sarcophageD'un dompte-venin bactériophageOù tant d'êtres rêvent du décrochageDe la toile de soi de cette cage


Et, me sentant imméritéePar la fatigue de l'éternitéAttendant l'insatiable vanité,Il n'y a qu'une vérité.


Je ne laisserai pas cette nymphe décrocherMon esprit contaminé.De ma chrysalide amochée,Je serais reine des abeilles endoctrinées.


By Rasha Hussein


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loicc630
Nov 26, 2025
Rated 5 out of 5 stars.

Très beau poème !!

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